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Fantasy et Histoire(s) : colloque à Epinal les 22 et 23 mai 2018

Fantasy et Histoire(s)

22-23 mai 2018

à Epinal dans le cadre du Festival des Imaginales

Direction scientifique : Anne Besson (Université d’Artois), Christian Chelebourg (Université de Lorraine), Stéphanie Nicot (directrice artistique des Imaginales), Natacha Vas-Deyres (Université de Bordeaux-Montaigne)

Comité d’organisation : Stéphane Wieser (directeur du Festival des Imaginales d’Epinal), en association avec le Comité d’Histoire régionale – Région Grand Est (Vianney Muller) et les IME (Jacques Oréfice)

Comité scientifique :

Georges Bertin (directeur de recherches en sciences sociales, CNAM Pays-de-la-Loire)

Vincent Ferré (Pr Littérature comparée, U. Paris-Est Créteil)

Lauric Guillaud (Pr émérite, Littérature anglaise, U. Angers)

Jean-Clément Martin (Pr émérite, Histoire contemporaine, U. Paris I-Panthéon-Sorbonne)

Denis Mellier (Pr, Littérature comparée, U. Poitiers)

Sandra Provini (McF, Littératures de l’Antiquité et de la Renaissance, U. Rouen)

Eric Vial (Pr, Histoire contemporaine, U. Cergy-Pontoise)

Myriam White-Le Goff (McF HDR, Littérature et langue médiévale, U. Artois)

Appel à communication

La fantasy, ou « l’histoire-fiction » ? On peut être tenté de la qualifier ainsi, en un clin d’œil au genre voisin de la « science-fiction », tant l’Histoire, ou peut-être les Histoires, constituent la grande affaire de ce genre du merveilleux contemporain, grandi sous l’ombre tutélaire de Tolkien pour atteindre sa pleine croissance ces dernières décennies – comme la Science, les sciences, étaient l’enjeu central pour la SF, en y suscitant les mêmes paradoxes féconds : comment une science, fût-elle humaine (trop humaine), peut-elle produire de la fiction ? Comment les histoires s’emparent-elles de l’Histoire, et à quel prix ? La question des rapports entre documentation et imagination, érudition et création, qui se pose également au roman historique par exemple (on s’intéressera à la frontière mouvante entre ces genres) le fait de façon originale pour des univers de fantasy qui trouvent leur ancrage caractéristique dans un passé revu et corrigé par la présence du surnaturel. Le cadre néo ou pseudo-médiéval qui s’impose au cœur du genre, dans la fantasy « épique » dite encore « medieval fantastic » (medfan), est particulièrement représentatif de cette histoire revisitée, mais l’important développement des uchronies ou de sous-genres comme la « fantasy historique » ou la « fantasy néo-victorienne » amène à généraliser le constat, et à se pencher de façon systématique sur les réinvestissements de l’Histoire en fantasy comme sur la fantasy dans son lien à l’histoire et à son histoire.

Ce premier colloque universitaire organisé dans le cadre du Festival des Imaginales fait suite à différents travaux consacrés au Moyen Âge de la fantasy (notamment dans le cadre de l’association « Modernités médiévales »[1]), à l’Histoire dans le jeu de rôle[2]), ou encore aux imaginaires de périodes, Antiquité et Renaissance, lors des deux colloques organisés autour de Sandra Provini et Mélanie Bost-Fievet[3]. On privilégiera cette fois les synthèses et l’approche théorique, qui peuvent toutefois s’appuyer sur des exemples monographiques. Les questions suivantes seront notamment abordées :

  • l’histoire de la fantasy : quelles sont les origines du genre et comment réécrit-il sa propre histoire, en la faisant remonter aux mythes et légendes ?
  • le rapport entretenu à l’Histoire à l’intérieur du monde fictionnel : comment l’épaisseur temporelle qui donne sa consistance au monde se traduit-elle en historiographie de ce monde ? Ecriture des mémoires, de la chronique, dispositifs narratifs rendant compte des strates chronologiques successives.
  • quelles histoires ? périodes privilégiées et variations/évolutions des regards posés sur celles-ci. Quelles conceptions de l’Histoire ?
  • rapport entre roman historique et fantasy, uchronies et fantasy historique
  • le domaine des jeux, entre véracité et plaisir ludique ; jeux de rôle Grandeur Nature et reconstitutions historiques.

Les propositions de communications, d’une demi-page environ, sont à faire parvenir aux directeurs scientifiques, accompagnées d’une présentation biobibliographique, pour le 28 février 2018 au plus tard.

anne.besson@univ-artois.fr ; natvd@cegetel.net ; chelebourg@gmail.com ; sn@imaginales.com

[1] Par exemple Le Moyen Âge en jeu, sous la direction de Séverine Abiker, Anne Besson et Florence Plet-Nicolas, Eidôlon n°86, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009, et Fantasmagories du Moyen Âge, sous la direction de Valérie Naudet et Elodie Burle, Publications de l’Université de Provence, Senefiance n°56, 2010. Mais aussi le colloque « Kaamelott, la (re)lecture de l’histoire », organisé par Justine Breton et Florian Besson, Paris-Sorbonne, 24-25 mars 2017.

[2]  En particulier dans Jeu est un autreYellow Submarine no134, Lyon, Les Moutons électriques, 2009 et dans la thèse d’Antoine Dauphragne, Du savoir historique au savoir ludique. La médiatisation de l’histoire dans les jeux de rôle, soutenue le 3 décembre 2010 à l’Université Paris 13.

[3] « L’Antiquité gréco-­latine aux sources de l’imaginaire contemporain », 
7­-9 juin 2012, colloque organisé par Mélanie Bost-­Fievet (EPHE), Perrine Galand (EPHE),
David K. Nouvel et Sandra Provini (Université de Rouen) ; « Renaissance imaginaire : la réception de la Renaissance dans la culture contemporaine », Mélanie Bost-­Fievet (EPHE), Perrine Galand (EPHE), Louise Katz (EPHE) et Sandra Provini (Université de Rouen).

 

 

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