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Camelot (1960) ou la table ronde utopique. Chronique arthurienne 5

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Le mythe arthurien est plus présent aujourd’hui dans la culture populaire qu’il ne pouvait l’être au Moyen âge, comme nous l’avons évoqué ici. Dans les chroniques arthuriennes, la rédaction d’Histoire et Images médiévales s’intéresse aux œuvres contemporaines, de plus en plus nombreuses, qui adaptent la légende de Camelot.
Aujourd’hui, nous évoquons une œuvre méconnue en France mais qui a eu une énorme influence sur le mythe arthurien contemporain, les romans de T.H. White rassemblées sous le titre The Once and Future King (« Le roi d’hier et de demain ») qui ont notamment inspirés J. K. Rowlings pour créer Harry Potter (si, si !).
En fait, nous les connaissons tous sans le savoir, vu que le premier d’entre eux à été adapté au cinéma par Disney en 1963, sous le titre Merlin l’enchanteur (rappelez-vous on en parlait ici). Mais trois ans avant, c’est Broadway, dans une vaste comédie musicale, qui livrait sa propre version de cette série de romans, avec, excusez du peu, Julie Andrews dans le rôle de Guenièvre et Richard Burton jouant lui Arthur. On y voit un jeune roi utopiste réunissant autour de sa Table ronde toutes les bonnes volontés pour tenter d’apporter un peu de progrès dans un Moyen âge bien sombre. Une idée qui a certainement influencé Alexandre Astier pour sa série Kaamelott.
Évidemment, tout le monde fera le parallèle, en 1963, avec le jeune président John F. Kennedy. Ce sera encore plus le cas après sa mort, notamment grâce à l’adaptation au cinéma, en 1967, de la comédie musicale avec cette fois Richard Harris (le futur Dumbledore des deux premiers films Harry Potter) dans le rôle du jeune souverain et Vanessa Redgrave incarnant la reine. Le film, et son affiche, pousse même le propos très loin en montrant Camelot très progressiste et « flower power ».
Comment une telle comparaison s’est-elle installée dans les esprits ? Pour en savoir plus, il vous suffit de télécharger et de lire cet article que nous mettons librement à votre disposition, publié en 2014 dans la version papier d’Histoire et Images médiévales, 53.
Bonne lecture.
Et, en prime, quelques photos de la comédie musicale de Broadway en 1960-1963. On notera que Richard Burton porte les armes des rois d’Angleterre et pas celles traditionnellement attribuées au roi Arthur (trois couronnes d’or sur fond d’azur) mal connues du grand public.

Richard_Burton_Roddy_McDowall_Camelot_1963

Throne_room_scene_Camelot

Scene_from_the_musical_Camelot

William Blanc

À propos de William Blanc

Historien et passionné du Moyen âge et de ses représentations dans les arts populaires (BD, cinéma, jeux, série télé, arts graphiques), je participe depuis 2012 à l'aventure de "Histoire et Images médiévales". Je suis aussi le coauteur ou auteur de trois livres : "Le Roi Arthur. Un mythe contemporain" (Libertalia, 2016), "Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l'Histoire au mythe identitaire" (Libertalia, 2015, avec Christophe Naudin) et "Les historiens de garde" (Inculte, 2013, avec Aurore Chéry et Christophe Naudin). J'ai également écrit plusieurs articles dans des revues scientifiques et je participe également au site d'analyse de bandes dessinées 2dgalleries.com

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