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Les débuts de l’ordre du Temple en Orient

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Les templiers fascinent encore, comme le montre l’image ci-dessus tirée du film récent Le Sang des templiers (2011). Nous avons exploré, dans une émission de Fréquence médiévale, avec l’historien Alain Demurger les origines de cet ordre militaire (vous pouvez l’écouter ici). Mais nous avions peu parlé de leur installation en Palestine. Or, contrairement à ce que l’on pourrait croire, celle-ci ne fut pas de tout repos. Même au sein des royaumes latins, les templiers n’ont pas toujours, loin de là, suscité de l’enthousiasme. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire l’article passionnant de Pierre-Vincent Claverie, « Les débuts de l’ordre du Temple en orient », (Le Moyen Age, 3/2005 (Tome CXI), p. 545-594), à télécharger en cliquant sur ce lien.
Bonne lecture !

Voici le résumé de l’article :

Fondée en 1120, l’ordre du Temple rassembla rapidement plus de 300 chevaliers chargés de défendre la Syrie franque des confins d’Antioche à ceux de Gaza. Ils assurèrent la protection des pèlerins rejoignant Jérusalem et les bords du Jourdain à l’aide de plusieurs forteresses et tours de garde construites le long de ces axes vitaux. Le soutien financier des autres ordres leur permit de jouer un rôle décisif dans le siège d’Ascalon de 1153. Leur indépendance suscita, malgré tout, plusieurs crises avec des souverains séculiers hostiles à leurs tractations diplomatiques avec des états musulmans. Le roi Amaury n’hésita pas à cet égard à pendre douze templiers après la capitulation suspecte en 1166 d’une grotte fortifiée du désert jordanien. Une autre crise survint en 1173 après l’assassinat d’un ambassadeur ismaélien par l’impétueux Gauthier du Mesnil. Deux grands maîtres furent capturés, malgré ces tensions passagères, sur les champs de bataille de Mardj ‘Ayun et d’Hattin, où l’ordre perdit la majeure partie de son couvent à la fin du XIIe siècle. Les templiers tirèrent profit de la troisième croisade pour régénérer leurs forces et apparaître comme des défenseurs incontournables du royaume de Jérusalem au début du siècle suivant.

Et, pour compléter cet article, voilà un très belle carte des forteresses templières (et hospitalières) en Orient tirée de l’excellent livre Templiers. De Jérusalem aux commanderies de Champagne (2012). A lire absolument !

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William Blanc

À propos de William Blanc

Historien et passionné du Moyen âge et de ses représentations dans les arts populaires (BD, cinéma, jeux, série télé, arts graphiques), je participe depuis 2012 à l'aventure de "Histoire et Images médiévales". Je suis aussi le coauteur ou auteur de trois livres : "Le Roi Arthur. Un mythe contemporain" (Libertalia, 2016), "Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l'Histoire au mythe identitaire" (Libertalia, 2015, avec Christophe Naudin) et "Les historiens de garde" (Inculte, 2013, avec Aurore Chéry et Christophe Naudin). J'ai également écrit plusieurs articles dans des revues scientifiques et je participe également au site d'analyse de bandes dessinées 2dgalleries.com

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