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Les maisons aux images – les plafonds peints au Moyen âge

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Voilà une très belle vidéo réalisée par les équipes du CNRS, glanée sur internet, consacrée à un aspect méconnu de l’art médiéval.

« Dans tout l’arc méditerranéen, à la fin du Moyen Âge, les princes, les prélats, des nobles et de grands marchands ont commandé pour leurs demeures de grands décors dont les plafonds peints étaient une pièce maîtresse. »

« Une attention particulière y fut donnée aux closoirs, ces planchettes glissées entre les solives pour cacher le disgracieux espace vide qui les séparent. Les historiens Monique Bourin et Pierre-Olivier Dittmar, ainsi que des conservateurs du patrimoine, des archéologues et des restaurateurs nous font découvrir le sens et la fonction sociale de ces images dans l’univers domestique médiéval. En effet, ces images, sont pour le commanditaire une mise en scène de soi dans son cadre de vie habituel, mais elles sont aussi données à voir à tous ceux qui pénètrent dans ces salles décorées, ancêtres des murs de facebook.

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Y sont figurées en bonne place des armoiries, celles des grands de ce monde (rois et papes), mais surtout celles du maître des lieux (et de son épouse), et de son réseau d’alliances. Des visages y sont peints, ainsi que quelques inscriptions. Tout un monde animal, réel ou fantastique; hybride à corps d’animal et à tête humaine, y est représenté. A quoi s’ajoutent de nombreuses scènes de vie, dont certaines truculentes renvoient aux fonctions du corps, d’autres à des comportements de transgression. Cependant, ces plafonds peints sont encore loin d’avoir révélé tous leurs secrets. Au travers de différents sites, tels que le palais archiépiscopal de Narbonne, et le château des archevêques à Capestang et plusieurs demeures du beau village de Lagrasse, nous découvrons les questions que se posent les chercheurs et certaines techniques scientifiques qui les aident. Outre l’héraldique souvent très précise, la dendrochronologie permet de dater avec précision des pièces de bois issues de la charpente des plafonds peints. Par le prélèvement d’échantillons sont identifiés les pigments et leur valeur. Pendant longtemps, et malgré le talent de nombreux peintres qui s’y sont exercés, ce type d’art a été peu étudié car considéré comme mineur en comparaison de la grande peinture. Dans les années 1990-2000, l’anthropologie, en s’intéressant aux images dites populaires, le remet au goût du jour. Ce regain d’intérêt n’est cependant pas dénué de risque pour ce patrimoine convoité. »
Texte du CNRS.

À propos de William Blanc

Historien et passionné du Moyen âge et de ses représentations dans les arts populaire (BD, cinéma, jeux, série télé, arts graphiques), je participe depuis 2012 à l'aventure de "Histoire et Images médiévales". Je suis aussi le coauteur ou auteur de trois livres : "Le Roi Arthur. Un mythe contemporain" (Libertalia, 2016), "Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l'Histoire au mythe identitaire" (Libertalia, 2015, avec Christophe Naudin) et "Les historiens de garde" (Inculte, 2013, avec Aurore Chéry et Christophe Naudin). J'ai également écrit plusieurs articles dans des revues scientifiques.

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